Guérir Hashimoto en un clic avec la pilule magique?

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Guérir Hashimoto ne se résume pas à acheter une pilule magique…

Pour guérir Hashimoto, il est difficile d’avoir accès facilement (et gratuitement…) à une information de qualité en français. Voici une revue de ce qui remonte rapidement dans les moteurs de recherche en français lorsque vous souhaitez en savoir plus sur Hashimoto. Sur le web, la thyroïdite de Hashimoto est un sujet comme un autre. Des praticiens généralistes de toutes disciplines et vendeurs de suppléments cherchent à se positionner! Mais l’exactitude de l’information délivrée pour soigner votre Hashimoto particulier n’est pas toujours au rendez-vous.
Ci-dessous une revue des pistes validées scientifiquement de guérison de Hashimoto et celles qui le sont moins:

  • Les “informations” des sources médicales françaises “officielles” et pourquoi pousser votre recherche un cran plus loin.
  • Les hypothèses et explications des médecines alternatives ou des pratiques para-médicales (naturopathes, hygiénistes, nutritionnistes, médecins fonctionnels, etc…). Comment savoir par où commencer dans ce foisonnement de choses à tester ou à faire pour guérir Hashimoto.
  • Les intox ou “survente” des partisans de la cause universelle unique, du régime restrictif ou du traitement miracle.

Les hypothèses médicales sur l’origine de Hashimoto

Une attaque auto-immune dont personne ne guérirait

Guérir Hashimoto est impossible selon les médecins français. L’interprétation du corps médical, qui se reflète en particulier au travers du rapport de l’ANSES [1] et du parcours de soin conventionné français , est qu’une attaque auto-immune se déclenche (on ne sait pas comment ni pourquoi) qui va détruire ensuite petit à petit la tyroïde. La thyroïde ne sera alors plus capable au bout d’un certain temps de produire suffisamment d’hormones thyroïdiennes T4. L’hypothalamus commande à l’hypophyse de produire l’hormone TSH afin de stimuler la production d’hormones thyroïdienne, mais sans succès. Résultat : un taux de TSH très élevé, mais un taux faible de T4 et de T3 (issue de la transformation de la T4). C’est cette vision dans laquelle la guérison est impossible, qui sous-tend un traitement exclusivement par hormones de synthèse…le fameux Lévothyrox (ou ces autres substituts mieux adaptés aux unes et aux autres). La prise en charge de la pathologie en France ne tient pas compte des résultats de la recherche scientifique de ces dix dernières années.

La génétique ? une cause première toute trouvée…qui n’empêche en rien de guérir de Hashimoto !

Il est très largement reconnu dans le corps médical que Hashimoto est une maladie “familiale”. Elle est donc favorisée par un certain terrain génétique. En particulier, c’est la première cause mise en avant par l’Association des Malades de la Thyroïde.

De nombreux gènes impliqués

Le monde de la recherche médicale a investigué le rôle du terrain génétique comme cause racine de la thyroïdite de Hashimoto. Malheureusement, ce contenu scientifique est disponible surtout en anglais et peu exploité en France. Les chercheurs (danois, chinois, américains, japonais, italiens…) ont découvert qu’il n’y a pas “un” gène, mais plutôt des combinaisons de gènes. Certaines versions (dits allèles) rendent les individus qui les portent plus susceptibles que d’autres de contracter la maladie de Hashimoto. Il n’y a pas une version de gène qui serait systématiquement présente chez tous les malades et absente chez tous les sujets sains. Pris individuellement, chaque gène de susceptibilité de Hashimoto n’augmente le risque d’apparition de la maladie que de quelques pourcents [2]. Un phénomène intéressant est qu’il existe plusieurs combinaisons de mutations à risque. Les études montrent que ces combinaisons varient selon l’origine “ethnique” de la population étudiée. Ainsi, une mutation de gène très fréquente chez les malades de Hashimoto de type “blanc”, ne se retrouvera que très rarement chez des malades de type “asiatique” et vice et versa [3]. Ceci est une des sources de la diversité des causes de Hashimoto.

L’environnement prime sur la génétique

Au-delà de la complexité de ces multiples combinaisons, la génétique seule ne prédétermine pas l’apparition de la maladie. Une étude réalisée chez des jumeaux danois partageant à 100% le même code génétique montre que seulement 55% des deuxièmes jumeaux développent la maladie quand le premier a été diagnostiqué Hashimoto [4]. Ce qui veut donc dire que 45% ne la développent pas ! Ajoutez à cela que, parmi les 55% autres jumeaux, les points communs ne sont pas uniquement génétique. Mode de vie, alimentation, stress, etc… sont plus souvent partagés. En effet, les jumeaux sont plus susceptibles de vivre de la même manière que des individus pris au hasard. Il est donc manifeste qu’il n’y a pas de prédétermination génétique. L’action sur les facteurs d’environnement permet de prévenir l’apparition de la maladie. C’est sur ces facteurs environnementaux que les médecines alternatives ont concentré leurs recherches afin de prévenir et surtout guérir Hashimoto.

Les médecines alternatives et approches paramédicales pour guérir Hashimoto

La perméabilité intestinale, le facteur clé pour guérir Hashimoto selon la médecine fonctionnelle

Une hypothèse de travail de longue date qui aurait permis de nombreuses guérisons

La médecine fonctionnelle invoque la destruction de la flore et de la paroi intestinale comme étant la cause la plus fréquente de l’attaque auto-immune. Dans cette hypothèse, les grosses molécules difficiles à digérer (ex: gluten, lactose), passeraient incomplètement fractionnées dans le sang. Le système immunitaire les reconnaitrait et se mettrait en inflammation. Certaines de ces fractions protéiques ressemblent à des cellules de notre thyroïde. Le système immunitaire les confondrait et les attaquerait aussi. Dans ces approches, le systèmes immunitaire ne s’attaque jamais à lui même “tout seul”. Il cherche à nous débarrasser d’intrus qui sont la cause première de l’inflammation. Depuis de nombreuses années, les praticiens de la médecine fonctionnelle ont testé cette hypothèse et traité les intestins “poreux”. Leur action aurait aidé de nombreux patients à surmonter leurs maladies chroniques et auto-immunes, y compris Hashimoto.

Une hypothèse validée scientifiquement récemment

Il n’y avait jamais eu d’études scientifiques sur l’hyper-perméabilité intestinale et la maladie de Hashimoto jusqu’à très récemment. Les articles sur l’intestin qui fuit remontent aux années 1970, mais la médecine conventionnelle ne s’y est jamais beaucoup intéressée. Les jonctions serrées dans l’intestin sont pourtant des régulateurs clés non seulement de l’absorption des nutriments, mais également du système immunitaire. Un article publié en 2004 par des chercheurs italiens compare les barrières intestinales de patients atteints de la maladie de Hashimoto à celles de sujets sains [5]. Il décrit des changements structurels dans les microvillosités intestinales visibles au microscope et une augmentation de la perméabilité intestinale chez les sujets Hashimoto. Une autre étude, menée par des chercheurs turcs en 2020 sur des enfants atteints de thyroïdite de Hashimoto démontre aussi une perméabilité intestinale bien supérieure à la normale [6]. Ils ont aussi montré une corrélation entre l’augmentation du dosage nécessaire en médicaments thyroïdiens et le niveau de sa perméabilité intestinale. Somme toute, la piste intestinale de l’origine de la maladie est donc bien une hypothèse crédible et un levier à activer pour guérir Hashimoto chez de nombreux patients.

La carence en vitamine D cause de tous nos maux

La vitamine D joue un rôle dans la régulation hormonale et l’activité des cellules du système immunitaire [10].

Elle renforce le système immunitaire, régule les phénomènes d’inflammation, limite l’apparition de maladies auto-immunes et permet de lutter contre le stress. Les malades de Hashimoto sont plus souvent carencés en vitamine D que les personnes saines. Isabella Wentz, blogueuse américaine, spécialiste de Hashimoto, indique que 68% de ses lecteurs ont eu un diagnostic de carence en vitamine D et cette déficience a été corrélée à la présence d’anticorps anti-thyroïdiens.
Une étude turque a trouvé que 92% des patients Hashimoto sont déficients en vitamine D [11] et une autre étude d’une équipe chinoise a trouvé que des niveaux bas de vitamine D sont associés à des anticorps anti-thyroïdiens plus élevés et une aggravation de la maladie [12]. Une étude plus récente a montré que la supplémentation en vitamine D réduit les taux d’anti-TPO chez les patients ayant une thyroïdite [13].

Au final, augmenter ses apports en vitamine D est donc une piste sérieuse pour enrayer la pathologie et apaiser ses symptômes. Les sources de vitamine D et la posologie doit être adaptée aux besoins individuels. Il est donc préférable de réaliser une analyse avant de se supplémenter.

Sucre, édulcorants naturels et chimiques et autres substituts, les démons des nutritionnistes

La consommation de préparations industrielles et d’édulcorants conduit à des perturbations du système intestinal et en particulier du microbiote [14]

La consommation excessive de sucre à l’origine de dysbioses intestinales

Lorsque vous recherchez sur le web français les causes de Hashimoto, Dr Raphaël Perez, nutritionniste et coach en santé naturelle, propose une vidéo qui arrive dans les premiers résultats sur Youtube. Il évoque de nombreuses causes discutées par ailleurs dans cet article. Mais il insiste beaucoup sur le rôle des édulcorants comme perturbateurs du système intestinal à l’origine de Hashimoto.

Voici, selon lui, la chaîne de causes et de conséquences, mêlant explications physique et psycho-organique à l’origine de Hashimoto :

suite à la consommation d’édulcorants qui perturbent la flore intestinales, des fragments protéinés mal digérés arriveraient dans le sang. Les anticorps intercepteraient les molécules pour qu’elles soient éliminées de l’organisme. Quand la situation se répète jour après jour, la paroi intestinale se relâcherait, ce qui amplifierait le problème. L’inflammation intestinale s’installerait. Le système immunitaire serait alors en surmenage: foie, reins autres organes excréteurs seraient sollicités de façon chronique. Ce surmenage généralisé dans le corps créerait un état inflammatoire généralisé. Etant donné que le corps a la nécessité de ralentir le rythme et globalement l’activité pour sa propre survie, la thyroïde se mettrait à dysfonctionner pour forcer ce ralentissement. Cette situation d’inflammation généralisée ne serait pas seulement la cause de l’auto-immunité vis à vis de la thyroïde (Hashimoto), mais aurait aussi comme conséquence le déclenchement d’un ensemble de réactions auto-immunes (Hashimoto et potentiellement d’autres maladies auto-immunes).

La science le prouve

Il n’y a pas d’étude scientifique qui étaie la chaîne particulière de cause à effet du Dr. Perez pour Hashimoto. Cependant, il est connu que les personnes ayant Hashimoto développent souvent d’autres maladies auto-immunes. Par ailleurs, il est prouvé que le sucre (glucose et fructose contenu dans les fruits) est une cause de dysbiose [17] et de perméabilité intestinale [15].  Il a aussi été récemment prouvé que les édulcorants chimiques sont toxiques [16].

“Naturels” et pas bons pour autant

Quant aux substituts naturels, ils doivent tous être pris en quantité très modérée du fait de leur contenu en fructose qui a un impact négatif sur le microbiome (idem que le sucre) :

  • l’agave est à de nombreux points de vue pire que le sucre comme l’explique la naturopathe Sadia Taous, dans son article très bien sourcé
  • le sucre de fleur de coco est essentiellement constitué de saccharose, c’est à dire le même type de sucre que le sucre blanc de betterave à sucre. Son contenu en inuline qui permet d’en abaisser légèrement l’index glycémique n’en fait pas un produit d’alimentation pour autant. Il reste nocif pour l’organisme sans apporter de bénéfice nutritionnel.
  • xylitol, sucre de datte, sirop d’érable, etc… ont tous un impact négatif sur la flore intestinale
  • Le myo-inositol est le seul sucre dont les bénéfices sont supérieurs aux dommages causés pour les personnes Hashimoto, comme l’explique le Dr. Wentz dans un article dédié.

Par ailleurs, les édulcorants naturels ont d’autres effets sur la santé. Par exemple, certains malades de Hashimoto peuvent consommer un peu de stévia et d’autres ne doivent surtout pas en prendre, comme le détaille Dr. Wentz, sur son blog.

Bref, pour arrêter d’agraver votre Hashimoto et inverser la tendance, prenez du myo-inositol, sinon rien.  ➽ Quelques bonnes idées pour arrêter le sucre dans cet article.

L’épuisement et le stress cause première de Hashimoto pour les hygiénistes

D’autres variantes existent. Par exemple, Thierry Casasnovas, un youtubeur promoteur de l’alimentation crue, propose dans une vidéo une chaîne de cause à effets qui privilégie l’épuisement des surrénales aux autres causes externes de détérioration de la paroi intestinale. Ainsi, selon lui, les diagnostics de départ sont les suivants :

  • Hypo = ralentissement des fonctions de l’organisme
  • Thyroïdite = inflammation de la thyroïde
  • Hashimoto = attaque auto-immune : le corps produit des anti-corps qui attaquent ses propres tissus.

Dans sa vision des choses, l’environnement, le cadre de vie, les relations humaines ou encore l’alimentation dégradée, en excès et sans temps de repos provoque une sur-sollicitation des facultés adaptatives de l’organisme et donc un épuisement. Cet épuisement aurait deux conséquences importantes pour le système endocrinien et le système digestif.

La sur-sollicitation prolongée du système endocrinien provoquerait sa rupture.

Lorsque le stress devient trop répétitif, le système endocrinien ne peut plus faire face et lâche, ce qui se caractérise par une hypo-fonction globale du système endocrinien. Cette hypo-fonction concerne en particulier les surrénales et la thyroïde.

Les conséquences liées à hypo-surrénalie seraient le manque de 3 hormones indispensables :

  1. moins d’adrénaline => faiblesse circulatoire => faiblesse de l’élimination des déchets dans le sang => état inflammatoire généralisé dans le corps lié à la présence de déchets => production de cytokine pro inflammatoire en grande quantité
  2. manque d’aldostérone => faiblesse de rétention des minéraux dans le corps (sauf calcium géré différemment)
  3. faible taux de cortisol => inflammation non régulée => quantité de cytokine pro inflammatoire non régulée

Les conséquences liées à l’hypothyroïdie sont un manque de fixation du calcium qui est géré par la thyroïde.

La fuite minérale résultant de l’hypo-fonction surrénales+thyroïde et la production non régulée de cytokine pro inflammatoire provoquerait un relâchement de la jonction serrée des cellules de l’épithélium intestinal et donc porosité (ou hyperperméabilité) intestinale.

L’épuisement du système endocrinien empêcherait la digestion complète

Au niveau du système digestif : l’épuisement serait la cause d’une diminution de la production d’enzymes digestives générant un défaut de digestion, en particulier des protéines. L’hyperperméabilité intestinale et le défaut de digestion des protéines provoque le passage dans le sang de fractions protéiques. Le système immunitaire humoral s’active. Ces fractions protéiques intrues auraient une similitude avec les cellules du corps ce qui déclencherait l’attaque auto-immune de la thyroïde.

En somme, que penser de cette théorie ? Dans cette interprétation non conventionnelle, l’épuisement est la cause première. De plus, il y aurait deux mécanismes inflammatoires distincts à l’œuvre :

  1. le premier lié aux déchets stagnants dans le corps
  2. le second lié aux fractions protéiques qui passeraient à travers l’intestin poreux, cette deuxième source d’inflammation générant une attaque auto-immune de la thyroïde.

Un sujet encore controversé dans le monde de la recherche académique

Le monde de la recherche médicale académique prend encore le concept de fatigue des surrénales avec circonspection. La fatigue surrénale n’est actuellement pas bien définie [18], à l’inverse de “l’insuffisance surrénale” qui est une pathologie reconnue. Dans ce contexte, il n’y a donc aucune étude liant Hashimoto et fatigue surrénale. Les spécialistes américains du traitement de Hashimoto émettent des avis partagés. Le Dr Hedberg ne remet pas en cause qu’il puisse y avoir des glandes surrénales qui ne répondent plus aux commandes à force d’être trop sollicitées, mais n’utilise que très peu cette voie comme première piste de soin. A l’inverse, une autre spécialiste, Dr Wentz recommande de réaliser le test salivaire sur 24h du cortisol et de la DHEA à tous ses patients. Elle affirme obtenir un retour de 90% de tests positifs de fatigue surrénale pour ses patients Hashimoto

En définitive, c’est donc une piste à investiguer dans un second temps, une fois que les aspects de votre vie ayant un impact sur la perméabilité intestinale sont traités.

Eradiquer bactéries pathogènes et virus permet de guérir certains Hashimoto

Outre la perméabilité intestinale qui laisse passer des intrus dans le sang, d’autres intrus comme des virus et bactéries pourraient aussi être parfois la cause de votre Hashimoto.

Une origine virale ou bactérienne dans certains cas

Certes, les infections n’expliquent pas l’épidémie actuelle de thyroïdite de Hashimoto (5% des femmes) car nous ne sommes pas toutes contaminées ! Toutefois de nombreux praticiens spécialisés s’accordent sur le fait que la recherche de contamination virale ou bactérienne est à engager lorsque les autres aspects liés à l’alimentation et au mode de vie sont maîtrisés.
Les infections sont en effet bien plus courantes que ce que le commun des mortels peut imaginer.
Elles sont souvent diagnostiquées quand les malades en rémission font un plateau dans la décroissance de leurs taux d’anti-TPO. Pour le Dr Wentz, 80% de ses patients qui n’ont pas guéri par un changement d’alimentation ont une ou plusieurs infections.

Les infections peuvent contribuer à déclencher Hashimoto via 3 mécanismes :

  1. mimétisme moléculaire : l’agent pathogène est présent quelque part dans le corps et est constitué de protéines qui ressemble à celles des cellules de la thyroïde. Le système immunitaire confond alors les cellules de la thyroïde avec les agents pathogènes.
  2. effet collatéral : l’infection s’est nichée dans la glande thyroïde et le système immunitaire attaque la thyroïde pour venir à bout de l’infection
  3. destruction de l’intestin : l’infection est localisée dans le système digestif et contribue à rendre l’intestin poreux.

Les différents pathogènes suspecté de déclencher Hashimoto sont les suivants:

  • Epstein-Barr : il y a 9 virus issus de la famille des Herpès et qui sont tous suspectés de contribuer au déclenchement d’attaques auto-immunes. L’infection par ce type de virus est très commune.
  • Helicobacter pylori
  • Yersinia enterocolitica : les personnes atteintes de Hashimoto ont 14 fois plus de chance d’être contaminées par ce virus que les personnes saines [9]
  • Hépatite C : l’infection en tant que telle peut déclencher Hashimoto mais aussi le traitement le plus utilisé pour la soigner qui est un déclencheur de Hashimoto
  • Borrelia burgdorferi
  • Streptococcus pyugenes
  • Blastocystis hominis
  • Cytomegalovirus

Par ailleurs, le recours à des antibiotiques pour soigner ces infections, s’il est efficace, peut aussi perturber significativement la flore intestinale et contribuer à alimenter d’autres causes de l’inflammation auto-immune.
D’autres agents infectieux ont aussi été répertoriés par les praticiens chez des sujets atteints de Hashimoto, sans qu’il ne soit possible d’avoir des statistiques ou de certifier un lien de cause à effet : infection dentaire, prolifération bactérienne intestinale, infections par parasite, virus, bactérie, levure (ex: Candida). De manière beaucoup plus rare, les infections suivantes ont aussi déjà été repérées en lien avec Hashimoto : Parvovirus B-19, Rubella, Mumps, Coxsackie B,Enterovisu, HTV-1, HIV,et aussi…la grippe saisonnière !

En définitive, vous devrez rechercher d’éventuelles infections si la réparation de votre paroi intestinale et l’élimination du stress n’a pas résolu le problème.

Les autres raccourcis, théories incomplètes, anciennes ou à la mode…bien référencées sur la toile

Sans gluten, sans produit laitier…ne permet pas de guérir Hashimoto à tous les coups

une liste de presque tout ce qui se mange à éliminer:

…sans iode, sans histamine, sans solanacées (tomate, patate…), sans céréale, sans légumineuse, sans fruits à coque,…La liste des exclusions alimentaires qui pourront vous être recommandées sur le web est assez longue. Vous trouverez de nombreux régimes extrêmement restrictifs, comme le régime AIP pour AutoImmune Protocol. Il s’agit d’une variante du régime Paléo où vous retirez tous les aliments qui sont statistiquement le plus non tolérés par les personnes atteintes de maladie auto-immune. L’objectif est d’enlever les sources potentielles d’inflammation au niveau alimentaire statistiquement les plus courantes pour ensuite réintroduire les aliments un par un. Pour guérir Hashimoto, il peut réellement être nécessaire pour vous en particulier, d’éliminer certains de ces aliments. En revanche, rien ne justifie leur éviction systématique et aveugle, car tous ces aliments ont des bénéfices nutritionnels.

Votre Hashimoto est votre cas particulier…

De plus, il se peut que votre cas particulier ne soit pas dans la moyenne statistique et que vous ayez besoin d’éliminer des aliments qui sont usuellement recommandés par les régimes les plus restrictifs. C’est par exemple mon cas personnel : je tolère le gluten mais pas les châtaignes, le quinoa, l’aramante et le raisin! Il  existe désormais des moyens de tester en laboratoire avant de décider d’éliminer tel ou tel aliment. Quand bien même la plupart des Hashimoto doivent éliminer les glutens, ce n’est pas le cas de tout le monde. De plus, tous les glutens ne sont pas nécessairement concernés. Si vos tests de sensibilités (IG-E et IG-G) n’indiquent pas de réaction à la farine de blé, vous pourrez judicieusement continuer à consommer des farines complètes riches, des pains essènes, etc

Compenser ses carences en minéraux (fer, zinc, sélénium, magnésium, …), vitamines (B1, B12…) : indispensable mais pas suffisant pour guérir Hashimoto

Les articles sur comment guérir Hashimoto mentionnent souvent les carence en minéraux et particulièrement en fer. C’est assez déroutant! En effet, vous recevez sur certains sites à la fois des injonctions de supprimer tout un tas d’aliments de votre régime alimentaire et en même temps le site fait un focus sur de nombreux nutriments et minéraux qui pourraient vous manquer ! Ne vous reste plus qu’à acheter les compléments alimentaires magiques pour guérir Hashimoto… En fait, ces carences sont plus des conséquences de phénomènes connexes à la maladie (problèmes intestinaux, etc…) qui peuvent ensuite provoquer des symptômes physiologiques souvent associés à la maladie (perte de cheveux, brouillard mental, etc…). Ces carences sont souvent la cause de certains symptômes de la maladie mais rarement la cause du déclenchement d’Hashimoto.

En revanche, comme ces carences perturbent la digestion et contribuent à renforcer la porosité intestinale, elles ont bien un effet de maintient de l’état d’inflammation. Elles sont à l’origine d’un cercle vicieux qui aggrave la maladie et de symptômes très gênants dans la vie de tous les jours. Il est donc important des les traiter, mais elles ne constituent en rien un traitement qui va guérir seul Hashimoto. La déficience en fer a un impact fort sur le fonctionnement du système hormonal et des hormones thyroïdiennes T4 et T3 en particulier. Pour plus de renseignement, voici un article de Nathalie Skogland, une blogueuse naturopathe qui traite du sujet. Le Dr Wentz traite des principales carences en minéraux et des moyens de les traiter dans un post dédié que vous pouvez consulter sur son site en anglais.

Alimentation trop “acide” : une cause peu étayée

De nombreuses pages web concernant le régime à adopter en cas de thyroïdite de Hashimoto renvoient vers des préconisations de manger des aliments plus “alkalisants”. Dans cette théorie, le contenu minéral des aliments contribuerait à rendre le sang plus ou moins acide. Le poisson, la viande, les œufs, les légumineuses et les céréales augmentent l’acidité du sang tandis que les légumes et les fruits le rende plus basique. Dans ces théories, c’est le contenu minéral de l’aliment qui compte et pas son acidité avant digestion. Par exemple le citron et le vinaigre de cidre ont un pH acide, mais ils contribuent à rendre le sang plus basique.

Au bout du compte, ces théories n’expliquent pas en quoi le pouvoir acidifiant des aliments contribueraient à déclencher ou entretient la maladie d’Hashimoto. Il semble que ce soit plus des préconisations permettant d’augmenter la minéralisation du corps (donc d’éviter les carences qui sont souvent associées à Hashimoto) et de soutenir globalement la santé de l’organisme, mais ce n’est pas une approche pour guérir Hashimoto.

Tchernobyl : une explication farfelue bien référencée sur la toile

Vous trouverez aussi de nombreuses personnes qui invoquent encore aujourd’hui “Tchernobyl” comme cause possible de la recrudescence de Hashimoto. Hashimoto affecte des personnes habitant sur tous les continents y compris les moins impactés par le nuage de Tchernobyl. L’explosion de la centrale nucléaire ukrainienne ne peut donc pas être responsable de la majorité des cas d’occurrence actuel de la maladie. A titre d’exemple, Hashimoto affecte 1 à 2% de la population américaine (hommes et femmes confondus) très éloignée de la centrale…

Toutefois, les études scientifiques de l’époque [19], qui relatent l’augmentation drastique des taux d’anti-corps anti-TPO chez des enfants dans régions très impactées par l’explosion de la centrale Tchernobyl sont intéressantes. Ce que ces études montrent c’est que des facteurs de stress de ce type (incluant l’impact de la radioactivité en elle-même, mais aussi les différentes conséquences psychologiques d’une telle explosion) sont bien susceptibles d’augmenter les facteurs de risque d’apparition de la maladie… mais elles n’expliquent rien de plus.

Bref, si vous pensez avoir été exposé au nuage de Tchernobyl, tout n’est pas perdu pour vous, vous pouvez encore guérir votre Hashimoto !

En conclusion, si vous souhaitez agir rationnellement pour votre santé, l’écoute attentive de vos symptômes particuliers combinée à la réalisation de tests en laboratoire allant au delà des prescriptions habituelles des médecins est la seule démarche à même de construire un traitement qui améliorera votre situation.

Laissez-moi un commentaire si des informations vous manquent encore! Je serai ravie de vous renseigner.


Crédits et sources

Image par Mediamodifier de Pixabay

Générique du podcast: On fait c’qu’on peut de Emilie Yojenka

1. Rapport ANSES : Pertinence des soins – Hypothyroïdie – Rapport d’élaboration – Mars 2019

2. Tomer Y. Genetic susceptibility to autoimmune thyroid disease: past, present, and future. Thyroid. 2010;20(7):715-725. doi:10.1089/thy.2010.1644

3. Ban Y, Tozaki T, Tobe T, Ban Y, Jacobson EM, Concepcion ES, Tomer Y. The regulatory T cell gene FOXP3 and genetic susceptibility to thyroid autoimmunity: an association analysis in Caucasian and Japanese cohorts. J Autoimmun. 2007 Jun;28(4):201-7. doi: 10.1016/j.jaut.2007.02.016. Epub 2007 Apr 5. PMID: 17418529.

4. Brix TH, Kyvik KO, Hegedüs L. A population-based study of chronic autoimmune hypothyroidism in Danish twins. J Clin Endocrinol Metab. 2000 Feb;85(2):536-9. doi: 10.1210/jcem.85.2.6385. PMID: 10690851.

5. Sasso FC, Carbonara O, Torella R, et al. Ultrastructural changes in enterocytes in subjects with Hashimoto’s thyroiditis. Gut. 2004;53(12):1878-1880. doi:10.1136/gut.2004.047498

6. Küçükemre Aydın B, Yıldız M, Akgün A, Topal N, Adal E, Önal H. Children with Hashimoto’s Thyroiditis Have Increased Intestinal Permeability: Results of a Pilot Study. J Clin Res Pediatr Endocrinol. 2020 Sep 2;12(3):303-307. doi: 10.4274/jcrpe.galenos.2020.2019.0186. Epub 2020 Jan 28. PMID: 31990165; PMCID: PMC7499128.

7. Cadegiani FA, Kater CE. Adrenal fatigue does not exist: a systematic review. BMC Endocr Disord. 2016 Aug 24;16(1):48. doi: 10.1186/s12902-016-0128-4. Erratum in: BMC Endocr Disord. 2016 Nov 16;16(1):63. PMID: 27557747; PMCID: PMC4997656.

8. Prevalence of Yersinia plasmid‐encoded outer protein (Yop) class‐specific antibodies in patients with Hashimoto’s thyroiditis – S. Chatzipanagiotou, J. N. Legakis, F. Boufidou, V. Petroyianni, C. Nicolaou, First published: 20 December 2001, https://doi.org/10.1046/j.1469-0691.2001.00221.x

9. Prevalence of Yersinia plasmid‐encoded outer protein (Yop) class‐specific antibodies in patients with Hashimoto’s thyroiditis, S. Chatzipanagiotou, J. N. Legakis, F. Boufidou, V. Petroyianni, C. Nicolaou – First published: 20 December 2001 – https://doi.org/10.1046/j.1469-0691.2001.00221.x

10. Femke Baeke, Tatiana Takiishi, Hannelie Korf, Conny Gysemans, Chantal Mathieu, Vitamin D: modulator of the immune system, Current Opinion in Pharmacology, Volume

10, Issue 4, August 2010, Pages 482-496, ISSN 1471-48911. Tamer G, Arik S, Tamer I, Coksert D. Relative vitamin D insufficiency in Hashimoto’s thyroiditis. Thyroid. 2011 Aug;21(8):891-6. doi: 10.1089/thy.2009.0200. Epub 2011 Jul 13. PMID: 21751884.

12. Wang J, Lv S, Chen G, et al. Meta-analysis of the association between vitamin D and autoimmune thyroid disease. Nutrients. 2015;7(4):2485-2498. doi:10.3390/nu7042485.

13. Vahabi P, Aminorroaya A, Amini M, et al. Effect of Vitamin D deficiency treatment on thyroid function and autoimmunity markers in Hashimoto’s thyroiditis: A double-blind randomized placebo-controlled clinical trial. Journal of Research in Medical Sciences : The Official Journal of Isfahan University of Medical Sciences. 2017;22:103. doi:10.4103/jrms.JRMS_1048_16.

14. Sara C Di Rienzi, Robert A Britton, Adaptation of the Gut Microbiota to Modern Dietary Sugars and Sweeteners, Advances in Nutrition, Volume 11, Issue 3, May 2020, Pages 616–629, https://doi.org/10.1093/advances/nmz118

15. Thaiss CA, Levy M, Grosheva I, Zheng D, Soffer E, Blacher E, Braverman S, Tengeler AC, Barak O, Elazar M, Ben-Zeev R, Lehavi-Regev D, Katz MN, Pevsner-Fischer M, Gertler A, Halpern Z, Harmelin A, Aamar S, Serradas P, Grosfeld A, Shapiro H, Geiger B, Elinav E. Hyperglycemia drives intestinal barrier dysfunction and risk for enteric infection. Science. 2018 Mar 23;359(6382):1376-1383. doi: 10.1126/science.aar3318. Epub 2018 Mar 8. PMID: 29519916.

16. Emily E Noble, Ted M Hsu, Roshonda B Jones, Anthony A Fodor, Michael I Goran, Scott E Kanoski, Early-Life Sugar Consumption Affects the Rat Microbiome Independently of Obesity, The Journal of Nutrition, Volume 147, Issue 1, January 2017, Pages 20–28, https://doi.org/10.3945/jn.116.238816

17. Early-Life Sugar Consumption Affects the Rat Microbiome Independently of Obesity Emily E Noble, Ted M Hsu, Roshonda B Jones, Anthony A Fodor, Michael I Goran, Scott E KanoskiAuthor Notes The Journal of Nutrition, Volume 147, Issue 1, January 2017, Pages 20–28, https://doi.org/10.3945/jn.116.238816

18. Cadegiani FA, Kater CE. Adrenal fatigue does not exist: a systematic review. BMC Endocr Disord. 2016 Aug 24;16(1):48. doi: 10.1186/s12902-016-0128-4. Erratum in: BMC Endocr Disord. 2016 Nov 16;16(1):63. PMID: 27557747; PMCID: PMC4997656. DOI: 10.1186/s12902-016-0128-4

19. Pacini F, Vorontsova T, Molinaro E, Shavrova E, Agate L, Kuchinskaya E, Elisei R, Demidchik EP, Pinchera A. Thyroid consequences of the Chernobyl nuclear accident. Acta Paediatr Suppl. 1999 Dec;88(433):23-7. PMID: 10626541. DOI: 10.1111/j.1651-2227.1999.tb14399.x


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8 Comments

  1. Bonjour,

    Merci pour votre article, bien écrit .
    La plupart d’entre nous sont confrontées à un manque d’écoute de la part de nos endoctrinologues. Beaucoup d’entre eux se basent sur la biologie. Si votre prise de sang (TSH – T4 et sur insistance T3) est “dans les clous”, c’est que tout va bien.
    Or, nous, les malades, au ressenti que nous avons de notre propre corps, nous savons bien que ” NON ça ne va pas”…
    Comment dès lors, leur faire prendre conscience que nous ne sommes pas uniquement des chiffres sur un papier du laboratoire d’analyses sanguines ?
    Comment les amener à mettre leur orgueuil de praticien de côté pour enfin nous entendre ?
    C’est tres bien d’en apprendre plus sur les facteurs qui ont pu déclencher notre maladie. C’est super aussi d’avoir des piste pour en guérir . Mais encore faut il avoir un praticien qui vous suive sur ce chemin, et qui prenne le temps d’approfondir ses connaissances.
    Nous avons plusieurs combats à mener pour “aller mieux”, le premier est de faire comprendre à nos médecins que la biologie sanguine et les normes labo ne sont pas garants de notre bien être .
    La vérité est ailleurs 😉.

    1. Merci pour votre commentaire Valérie.
      D’un point de vue analytique, c’est notre capacité à avoir des méthodes d’analyse non ciblées à bas coût qui sera déterminante. J’en ai appris plus sur mon microbiome, mon activité enzymatique, mes carences réelles, etc… via un screening non ciblé chez Viome que par de nombreux dosage de tel ou tel élément dans le sang “classiques”. Toutes sortes de problèmes qui ne se voient pas dans les dosages classiques mais qui étaient en fait la cause de mes symptômes.
      Au final, je pense que le bilan économique global penche largement en faveur des screenings larges dès le départ et que le coût de l’errance médicale est très important pour la SECU et pour la société en général. Ce sont des choses qui m’intéressent, même si ça me prendra un peu de temps de le démontrer.
      je vous souhaite une bonne journée !

  2. Bonjour, je ne peux que confirmer ce qu’a décrit Valérie.. Nous sommes dans des situations catastrophiques.. Aucune écoute, impossible de se faire prescrire en bilan autre que Tsh et éventuellement T4.. Notre vie, si l’on peut appeler vivre, je dirais survivre avec tout ce qu’implique hashimoto… Pas de compréhension de la part des proches, des médecins, et endo..

    1. Bonjour Genty, c’est effectivement le constat que j’ai fait aussi, c’est pourquoi je proposerai sur ce site des outils pour trouver les bons médecins (annuaire), obtenir des réductions sur les analyses non remboursées, etc… et bien d’autres choses aussi en préparation. Prenez soin de vous. Il y a déjà des petites choses que vous pouvez faire pour vous même qui amélioreront votre quotidien !

  3. Waouh quel article ! Il démontre encore une fois que les médecins français sont totalement en retard…il y a du progrès à faire ! Intéressant de constater que certains incriminants (Sucre, gluten, lactose…) sont également incriminés dans d’autres maladies insoignables par la médecine conventionnelle, comme la colopathie fonctionnelle

    1. Bonjour Delphine, effectivement, les statistiques montrent que les Hashimoto développent en plus souvent d’autres maladies auto-immunes… très probablement à cause des mêmes causes qui ne sont pas soignées. La médecine conventionnelle a trop souvent tendance à ne s’occuper que des effets mais pas des causes racines.

  4. Waouh…je voudrais tellement que les médecins résonnent comme vs. Je suis hashimoto et j ai également depuis presque tjrs en grande carence en fer que je peine à prendre sous forme de comprimé puisque mon corps le rejette. Je pense aussi avoir fait une poussée herpétique l année dernière. Je souffre également d un début de vitiligo…je suis bien certaine depuis tjrs que des causes telles que celles que vs évoquez sont responsables. Vs me donnez des pistes pour arriver à me soigner et chercher ce qui pourrait m aider. Merci beaucoup pour ce temps que vs avez pris à chercher et surtout à ns renseigner c est très instructif.

    1. Merci Chrystelle. Je suis ravie que mes articles puisse être utiles. Pour le fer, l’assimilation est différente d’une personne à l’autre. En ce qui me concerne, j’assimile très bien le fer présent dans les orties, que je consomme en soupe, tisane, tarte, j’en mets même dans les crêpes !!!! J’ai la chance d’habiter à la campagne donc je ramasse ce qui me tombe sous le nez,.. mais il en existe dans le commerce. Essayez de varier les sources, en tenant compte de vos probables intolérances alimentaires: lentilles, orties, foie de volaille, etc… Les comprimés sont rarement assimilés.

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