20 ans sans gluten pour Hashimoto… et toujours fatiguée ?

On vous a dit d’arrêter le gluten pour faire baisser vos anticorps. Vous l’avez fait : le pain, les pâtes, parfois toutes les céréales complètes.

Vous vous êtes peut-être sentie mieux pendant quelques mois, quelques années. Pas seulement grâce au sans-gluten : vous cuisiniez davantage, vous mangiez moins d’ultra-transformés, vous avez découvert de nouveaux aliments de substitution.

Et aujourd’hui ? Vos anticorps n’ont pas bougé. La fatigue est toujours là.

Hashimoto, ce n’est pas un aliment à retirer de votre assiette. C’est une maladie auto-immune qui s’accompagne souvent de troubles jamais diagnostiqués :
• des carences
• des troubles digestifs, de l’estomac à l’intestin
• des déséquilibres hormonaux ou métaboliques
• d’autres maladies auto-immunes

Et si vous avez supprimé les céréales complètes sans stratégie, vous avez peut-être aussi réduit vos fibres, et aggravé vos troubles digestifs.

Il ne vous faut pas un régime de plus. Il vous faut une méthode : comprendre votre histoire de santé, faire les bons bilans avec des spécialistes bien équipés, puis tester, mesurer et ajuster avec un bon sens de l’observation et des analyses de laboratoire fiables. Votre objectif n’est pas seulement de faire baisser vos anticorps : c’est de retrouver de l’énergie et de prévenir les complications.

C’est ce que je vous explique pas à pas dans le défi Parcours de Santé : dix jours à partir du 22 novembre, dans le cadre du parcours de soins conventionné.

👉 Inscription au défi Parcours de Santé (accès sur inscription uniquement)

Ceci est un contenu informatif. Besoin d’un suivi médical logique et cohérent? Trouvez votre médecin pour Hashimoto pendant le DEFI Parcours de Santé.

Iode et Hashimoto : quelle dose est déjà trop, et comment le savoir

L’iode est indispensable à la thyroïde, et c’est ce qui rend la confusion si tenace. Quand une thyroïdite de Hashimoto est installée, un apport excessif ne relance pas la glande. Il alimente la réaction auto-immune qui la détruit. Le seuil de risque se situe bien en dessous des doses vendues sous forme de cures.

Vous avez une thyroïde qui ne suit plus. On vous a expliqué qu’elle fabrique ses hormones à partir d’iode. La conclusion semble aller de soi : donnez-lui de l’iode. C’est le raisonnement d’un livre à succès, de dizaines de vidéos, et de beaucoup de conseils reçus en consultation.

Le début de ce raisonnement est exact, mais il fait ensuite plusieurs erreurs de logique qui peuvent vous être fatales. Désamorçons le faux pour préserver la santé de votre thyroïde.

J’ai déjà raconté ailleurs d’où vient ce mythe et ce que la recherche en dit. Ici je réponds à la question qui reste une fois qu’on a lu tout ça : à partir de quelle quantité est-ce trop, et comment savoir où vous en êtes.

J’ai une thyroïde qui ne fonctionne plus, je suis forcément en carence ?

Deux pannes très différentes peuvent faire caler le véhicule sur l’autoroute.

La première est un manque de carburant. La glande fonctionne, elle n’a pas de quoi travailler. C’était la situation d’une grande partie de l’Europe avant l’iodation du sel, à une époque où les œufs et les produits laitiers étaient moins présents dans l’assiette qu’aujourd’hui. C’est encore celle de certaines régions du monde.

La seconde est un blocage voire une destruction. Le système immunitaire attaque le tissu thyroïdien, les cellules meurent, la production baisse parce que l’atelier est en proie à un incendie. C’est la thyroïdite de Hashimoto. Ajouter du carburant à cette panne-là ne répare rien, et très souvent cela aggrave le problème.

Il reste que certaines femmes avec Hashimoto sont bel et bien en apport insuffisant. Quand c’est le cas, l’iode est rarement seul en cause. Une assimilation défaillante, un transit perturbé ou une alimentation appauvrie touchent en général plusieurs nutriments à la fois. Se préoccuper de l’iode seul est insuffisant. C’est comme porter des œillères qui masquent d’autres déséquilibres nutritionnels encore plus critiques.

Pour faire le tour de vos symptômes et de vos résultats dans le bon ordre, le DEFI Parcours de Santé démarre le 22 novembre. C’est gratuit, sur inscription.